TISSUS


Création danse - espace public 2027 - 1h


Présentation

TISSUS est une création chorégraphique pour l’espace public qui explore notre rapport au vêtement comme seconde peau, comme construction sociale, comme refuge et comme contrainte. Le projet naît d’une observation simple : nous sommes constamment enveloppés de matière, mais nous ne prenons presque jamais le temps de ressentir ce que cette matière fait à nos corps, à nos gestes, à nos comportements et à nos choix.

 

Entre humour absurde, poésie visuelle, TISSUS met en scène un monde saturé de vêtements. Ici le corps tente de retrouver une forme de lucidité, de jeu et surtout aspire à la liberté. Sans moraliser, sans pointer du doigt, le spectacle questionne la place du textile dans nos vies. Pourquoi tant de couches, tant de renouvellement, tant de régularités dans l’achat ? Pourquoi tant de contradictions entre désir esthétique et besoins d’identité, entre nécessité et confort, entre éthique écologique et plaisir coupable ?

 

Le public est convié à une traversée toute en sensibilité, où la matière se mue pour devenir langage, paysage et parfois mémoire. Ce voyage est un moyen poétique de souligner nos failles et nos stratégies de survie.

 


Séléction à la route d'été du groupe des 20

Le Groupe des 20 organise la Route d'Été:

rencontre professionnelle pour le spectacle vivant

dans l'espace public et les espaces non dédiés.

Le 25 juin 2026 en partenariat avec Quelques p'Arts... Centre National des Arts de la Rue - (07)

 

Au Programme le 25 juin 2026

 

Collectif Parages - Tissus / danse - 17h15

Cie PARC - L-Matière / danse

La Grande Collective - Adelphie / déambulation, théâtre

Cie Ballet 21 - Pulse / danse et DJ set

Cie Kilombo - La Pause / duo acrobatique, monocycle, marimba

Cie Les P'tits Bras -  La Panne /  cirque, clown

L'ARFI - Mille pô / musique, déambulation

Cie La NeKuia - Elie /  création tout jeune public


Note artistique

TISSUS est né d’un trouble. Celui d’un corps constamment enveloppé par une matière omniprésente, banalisée, mais pourtant chargée de violences invisibles et de désirs contradictoires.

Mon rapport personnel au vêtement est traversé par cette contradiction permanente. Oscillation entre conscience et facilité, entre plaisir immédiat et culpabilité différée. Revendiquer la seconde main tout en cédant à l’achat rapide. Désirer la qualité sans toujours s’en donner les moyens ni le temps. Jouer avec les couleurs, les styles, les identités sociales tout en sentant le vertige d’un choix imposé par l’environnement, l’urgence, la norme.

 

Le vêtement agit comme une seconde peau. Il touche, enveloppe, serre, protège, étouffe, flatte ou dissimule. Il n’est pas un simple accessoire fonctionnel : Il permet d’appartenir, de se transformer, de se donner une posture. Il est l’interface fragile entre le corps intime et le monde.

À travers TISSUS, je souhaite exposer ce paradoxe : celui d’une société qui déborde de vêtements jusqu’à faire du vêtement un objet quasi jetable et ne parvient plus à faire le tri dans sa conscience. Pourtant, contrairement à la nourriture dont la nocivité commence à être reconnue parce qu’elle est ingérée, le textile reste relégué au second plan alors qu’il entretient un contact constant avec la peau, zone poreuse, sensible, réceptrice.

 

Le projet cherche à installer une expérience. Il expose le corps à la matière pour rendre sensible ce qui d’ordinaire échappe : le poids, la pression, la douceur, la contrainte, la saturation. Il met en crise le geste automatique de se vêtir, pour révéler ce qu’il signifie réellement. Le plateau devient paysage textile.La profusion d’habits sur scène ne sert pas l’esthétique mais la perception d’un envahissement. Le vêtement devient monstre, parure, carapace, piège, refuge.

 

Le corps est central ; corps avec lequel chacun et chacune vit son voyage personnelle. Non pas un corps idéalisé mais un corps réel : fatigué, maladroit, grotesque, désorienté, sensible. Le spectacle navigue entre plusieurs registres : ironie, dérision, poésie, révolte contenue, absurdité joyeuse. Il assume le rire autant que le malaise.

 

La création sonore est directement lié au travail de plateau. Elle créer des humeurs, des états, des ruptures. Je veux construire mon univers sonore comme un vestiaires musicales; j’essaye, j’accumule, je sature, je détourne...

 

Le propos est politique, mais pas vindicatif. Il parle de pollution textile, de

surconsommation, d’exploitation humaine, mais aussi de plaisir, de désir de beauté, de contradictions assumées. Il accepte que l’on puisse être lucide et pourtant complice.

 

Il s’agit moins de dénoncer que de faire sentir, moins de convaincre que de déranger doucement, avec humour, poésie et irrévérence.

 

TISSUS cherche un trouble : celui qui permet au spectateur de rire, de se reconnaître, de douter, puis peut-être, de regarder autrement ce qu’il enfile chaque matin.

distribution

Chorégraphe: Emelyne Baulande

Interprètes: Angeline Olympieff, Jack Wignall

Cécilia Nguyen Van long

Scénographie et costumes: Charlotte Paréja

 

Mise en scène: Dorian Pillot

Aide à la composition musicale:  Jason Del Campo

Regard extérieur: Nitya Pettershmidt

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DOSSIER DE PRODUCTION
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